Nettoyer sa mémoire karmique

Les égrégores et la mémoire sont aussi inséparables qu’un arbre avec ses racines. Les égrégores sont les racines invisibles qui nourrissent la mémoire. La mémoire fait de nous des êtres vraiment mystérieux. Elle est invisible mais nous modèle, détermine nos habitudes de vie et même les rencontres et circonstances que nous sommes amenées à vivre. Mais savons-nous nous servir de cette mémoire comme d’une matière première pour transformer notre vie, notre destinée? Ne sommes-nous pas passifs vis-à-vis de cette mémoire, porteuse de notre propre karma, mais aussi de notre hérédité.

Le livre vivant de la mémoire et le secret des égrégores
Selon les dernières découvertes scientifiques, la matière est une énergie en mouvement qui subit divers processus. En conclusion, la matière n’est pas inerte mais en renouvellement permanent à travers les cycles de la nature et du cosmos. C’est ainsi que les géologues peuvent établir avec précision la composition de l’atmosphère aux différents âges de la terre : il leur suffit d’envoyer des sondes dans les couches souterraines de la terre puis d’analyser les échantillons.
Ainsi, pour les scientifiques contemporains : la matière est « information » ; elle véhicule une mémoire, non seulement par sa composition physique, mais aussi à travers des champs électromagnétiques dans lesquels s’impriment les pensées des êtres humains, comme des ondes radio sur une bande magnétique. Ces ondes de pensée s’assemblent selon leur nature : c’est ce qu’on appelle scientifiquement les « champs morphogéniques ».
Ces champs morphogéniques ne sont rien d’autre que ce que les spiritualistes contemporains connaissent sous le nom d’« égrégores » et que les Initiés de toutes les époques ont appelé sous des noms différents. Socrate les appelaient les « dieux humains ». Pour lui, ces égrégores étaient des créations humaines et non divines. En effet, les égrégores sont des sortes d’immenses réservoirs de forces humaines qui s’assemblent par affinité et influencent l’humanité tout entière.
Quel est le rapport entre les égrégores et la mémoire ? Ils sont aussi inséparables qu’un arbre avec ses racines. Les égrégores sont les racines invisibles qui nourrissent la mémoire. Peut-être avez-vous fait cette expérience de vous trouver face à une situation dans laquelle vous aviez déjà échoué à cause d’une peur viscérale. Par exemple, une peur de l’eau qui vous a soudainement empêché de plonger alors que vos amis s’y donnaient à cœur joie. Dans ce genre de situation, on peut ressentir la peur nous étreindre, nous étouffer ; on se sent alors prisonnier.
Cette mémoire négative de l’eau va se lier à l’égrégore de la peur et continuer de vivre et d’agir tant que la peur ne sera pas dépassée.
La mémoire est vivante, elle va mener pour ainsi dire une vie indépendante, grandir et renforcer ses racines en dehors du corps de l’homme, dans les égrégores, mais aussi à l’intérieur, jusque dans les cellules de notre corps physique.
L akasha chronica : le secret des alchimistes

Par notre mémoire, nous sommes reliés à toutes sortes d’égrégores. Ces liens souvent inconscients nous font agir indirectement sur la destinée de l’humanité, en positif comme en négatif.
Tous les Maîtres spirituels ont insisté sur l’importance de l’éveil dans le moment présent, ils voulaient montrer aux hommes que tout ce qui sort de nous comme pensées, sentiments, désirs, paroles nourrit des êtres invisibles que nous retrouverons de vie en vie à travers des épreuves de la vie quotidienne ou des bénédictions inattendues. Ils voulaient aussi montrer la loi d’interdépendance entre les êtres, la loi des affinités qui engendre le bonheur ou le malheur suivant l’orientation des humains. La 2nde guerre mondiale nous le montre : elle fut le résultat visible de la somme de toutes les pensées négatives émises aux quatre coins du monde contre le peuple juif.

L’homme est un magicien sur la terre : par sa pensée, sa parole, ses sentiments, ses désirs, ses actes, il écrit avec la plume indélébile de sa conscience sur le grand livre de la mémoire universelle. Tout ce qu’il fait s’enregistre dans une substance invisible, en lui et autour de lui, qu’il le veuille ou non.
Cette substance invisible qui entoure le corps humain est en fait le véritable lieu de la mémoire. Depuis plusieurs millénaires, ces secrets sont connus et transmis dans les Ecoles initiatiques. En Inde, on appelle ce support invisible de la mémoire l’akasha chronica (en français : les annales du temps ou mémoire akashique). Depuis la Grèce antique, les Initiés d’Occident appellent cette substance mystérieuse « l’éther ».
Cette matière subtile forme autour de tout homme un corps subtil et immortel, gardien de la mémoire des vies passées. Les initiés appelaient ce corps de destinée le « gardien du seuil » car il est porteur de tout notre karma. Le seul moyen de dépasser ce gardien invisible est de connaître le secret des alchimistes qui permet de créer soi-même sa propre destinée. En découvrant l’ADN, les scientifiques contemporains ont tout simplement redécouvert sous sa forme physique et mortelle ce que les Initiés ont toujours connu sous une forme spirituelle et immortelle.
A la recherche de la pierre philosophale

Tout le travail d’une femme, d’un homme conscient des lois spirituelles de la vie est d’accumuler dans son corps de destinée des souvenirs lumineux, des essences de sagesse extraites de ses expériences de vie. Ce travail spirituel prépare notre vie future.
Ainsi, lorsqu’un homme se réincarne, il est guidé par ses anciennes mémoires qui le relient aux forces qu’il a mises en œuvre à travers ses expériences passées.
On peut éviter ainsi bien des souffrances inutiles. C’est une question de mémoire et de travail sur soi ! C’est ce corps de destinée empli de sagesse que les alchimistes du Moyen-Age ont appelé la « Pierre Philosophale » ou encore le « Grand Œuvre ». Pour les Initiés, construire la pierre philosophale est le but suprême de l’existence humaine car elle permet de pénétrer tous les secrets de l’Homme, de l’Univers et des Dieux et de libérer la mémoire de tout ce qui est malade et inconscient.
Construire la pierre philosophale signifie transformer la matière brute de ses expériences terrestres en or de sagesse. C’est un travail de tous les jours : il faut trouver en soi la force de regarder bien en face ce qui n’est pas en ordre, ce qui nous empêche d’être en paix avec notre environnement familial, social et changer notre façon de penser.

Loïc Albisetti

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2 réponses à Nettoyer sa mémoire karmique

  1. Merci beaucoup pour toutes ces explications lumineuses. Paix et amour. Hubert

  2. Daniella dit :

    C’ est très interessant. Avez-vous d’ autres articles ? svp

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