Brahma

Brahmâ est le dieu créateur de l’hindouisme, le premier membre de la Trimurti, la trinité des déités hindoues majeures (toutes écloses d’un œuf), les autres membres étant Vishnou et Shiva. Sarasvatî est sa shakti, son énergie, son épouse. Sa monture vâhana est un hamsa, une oie ou un cygne. Sa couleur est le rouge. Il n’est pas mentionné dans les Veda (pas comme Brahmâ, mais comme Prajâpati), ni dans les Brâhmana, mais il est cependant très présent dans le Mahâbhârata, le Râmâyana et les Purâna.

Brahmâ intervient seulement de façon occasionnelle dans les affaires des dieux, et encore plus rarement dans celles des mortels. Il est considéré comme le père de Dharma et Atri. Brahmâ vit à Brahmapura, une cité située sur le mont Meru.

Sa vie dure cent de ses années, chacune d’elle valant 2 160 millions d’années des mortels (voir Mesure védique du temps). Brahmâ est un agent du Brahman, le « Soi Suprême » de l’hindouisme.

Ce dieu est un deus otiosus : bien qu’étant le créateur de toutes choses, il n’y a qu’un seul temple lui étant totalement dédié, à Pushkar au Rajasthan.

Représentation

Il est traditionnellement représenté avec quatre têtes et quatre bras. Chacune de ses têtes récite un des quatre Veda. Souvent, les bas-reliefs n’en représentent que trois, la légende disant que Shiva lui en aurait coupé une. Ses mains tiennent :

un pot à bec utilisé pour créer la vie,
un mâlâ pour mesurer le temps de l’univers,
le texte des Veda et une fleur de lotus.
Ses quatre têtes s’expliquent par la légende suivante : lorsqu’il était en train de créer l’univers, Brahmâ engendra une déité féminine nommée Shatarûpa, celle aux cent formes superbes. Brahmâ en tomba immédiatement amoureux. Shatarûpa se déplaça alors dans de nombreuses directions pour éviter le regard insistant de Brahmâ. Mais, où qu’elle allât, Brahmâ se créait une tête pour pouvoir continuer à la voir. À la fin, il en eut cinq, une pour chaque direction cardinale et une pour regarder au-dessus.

Dans le but de contrôler le dieu, Shiva coupa la tête supérieure, mais lorsqu’il apprit que Shatarûpa était la fille de Brahmâ, il décida que c’était inconvenant pour lui d’en être obsédé et décréta qu’il n’y aurait pas de lieu où il serait vénéré. En effet, seuls Vishnou – ou ses avatars – et Shiva continuent à être vénérés alors que Brahmâ est quasiment ignoré ; il ne possède qu’un temple à lui dédié, à Pushkar. Depuis cet incident, Brahmâ récite les quatre Veda en pénitence.

Le Brahma bouddhiste

Dans le bouddhisme, Brahma n’est pas considéré comme le créateur du monde mais comme le roi des dieux ; il est, comme toute créature en dehors des bouddhas et des arhat, soumis au cycle du samsara.

Il intervient cependant à plusieurs reprises. Notamment, Shakyamuni, après avoir atteint l’illumination, l’éveil, hésite à enseigner au monde une doctrine si subtile. Brahma intervient alors pour le convaincre d’enseigner, puisque certains seront assez sages pour comprendre un tel enseignement.

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