Dalai Lama

Le dalaï lama ( tala’i blama est le plus haut chef spirituel de la branche Guélougpa (école dite des bonnets jaunes) du bouddhisme tibétain, fondée par le réformateur Tsongkhapa (1357-1419). Ce titre, composé de dalaï, « océan » en mongol, et de lama, « sagesse » en tibétain, signifie « océan de sagesse ». Le dalaï lama était le principal dirigeant politique du régime théocratique tibétain jusqu’à ce que la Chine envahisse le Tibet en 1959 et entame une grande répression. Les dalaï lamas sont considérés comme les manifestations du bodhisattva de la compassion, dont le nom est Chenrezig en tibétain et Avalokiteshvara en sanskrit. Les bodhisattvas sont des êtres éclairés qui ont retardé leur propre nirvana et choisi de renaître pour servir l’humanité.

Les dalaï lamas constituent une lignée de tulkus, maîtres réincarnés. Au décès d’un dalaï lama, ses moines commencent une recherche de sa réincarnation. Celle-ci se manifeste par des signes tels que la reconnaissance des possessions du précédent dalaï lama. La réincarnation est alors amenée à un monastère pour être instruite par les autres lamas.

Bien que le dalaï lama soit le chef spirituel de l’école des Gelugpa, il a reçu les plus hauts enseignements et pouvoirs de toutes les principales écoles du bouddhisme tibétain. Il présente aussi le cœur de l’enseignement de toutes ces écoles.

Liste des dalaï lama

Gedun Drub, 1er dalaï lama, 1391-1474
Gedun Gyatso, 2e dalaï lama, 1475-1542
Sonam Gyatso, 3e dalaï lama, 1543-1588
Yonten Gyatso, 4e dalaï lama, 1589-1616
Lozang Gyatso, « Le Grand Cinquième » 1617-1682
Tsangyang Gyatso, 6e dalaï lama, 1683-1706
Kelzang Gyatso, 7e dalaï lama, 1708-1757
Jamphel Gyatso, 8e dalaï lama, 1758-1804
Lungtok Gyatso, 9e dalaï lama, 1806-1815
Tsultrim Gyatso, 10e dalaï lama, 1816-1837
Khendrup Gyatso, 11e dalaï lama, 1838-1856
Trinley Gyatso, 12e dalaï lama, 1856-1875
Thubten Gyatso, 13e dalaï lama, 1876-1933
Tenzin Gyatso, 14e dalaï lama, 1935 – aujourd’hui

le dalaï lama actuel: Tenzin Gyatso

En 1949, les communistes arrivent au pouvoir en Chine et, niant les revendications récentes de l’indépendance du Tibet, y envoient leurs troupes en 1950 pour « libérer », opposés au servage et à la théocratie et « civiliser » la population. C’est en 1950, à l’âge de seize ans, que le dalaï lama devient chef d’État et du gouvernement. Il passe les neuf années qui suivent à la recherche d’une solution pacifique à la crise, avant d’être obligé de fuir en Inde, où il établit, à Dharamsala, le gouvernement tibétain en exil. Pendant la Révolution culturelle, la persécution de la population est à son comble. Comme dans toute la Chine à cette période, les monastères sont détruits, moines et nonnes emprisonnés et torturés. Malgré cela, le dalaï lama est persuadé que la solution se trouve dans un compromis politique avec la Chine. Le 9 mars 1961, il lance un appel aux Nations unies en faveur d’une restauration de l’indépendance du Tibet. Sans relâche et toujours dans la voie de la non-violence, il propose un Tibet démocratique et autonome au sein d’une union avec la Chine. Non seulement les Tibétains sont sévèrement réprimés et empêchés de s’exprimer, mais en plus, ils subissent la très forte pression d’une colonisation chinoise qui emporte tout sur son passage. La population tibétaine risque véritablement de disparaître face à cette vague déferlante.

Aujourd’hui en Chine le culte bouddhiste tibétain de la secte des bonnets rouges à été remis en place par le gouvernement central de Pékin et peut de nouveau pratiquer ses offices religieux, même en plein Pékin dans le très ancien temple de Yonghe, situé en centre ville. Certains organismes internationaux dénoncent cependant l’enfermement du jeune Lama des bonnets rouges.

Le gouvernement Tibétain a déclaré que le prochain dalaï Lama naîtra en Chine et sera choisi par la Chine. Le dalaï Lama a affirmé qu’il ne renaîtrait pas en Chine si la situation est la même qu’aujourd’hui, car il ne veut pas être soumis à l’autorité chinoise. (interview sur son site)

Le dalaï lama a reçu le Prix Nobel de la paix en 1989.

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