Comment diagnostiquer et traiter une maladie auto-immune ?

QUELLES SONT LES CAUSES DES MALADIES AUTO-IMMUNES ?
POURQUOI LE SYSTÈME IMMUNITAIRE SE DÉRÈGLE-T-IL ?
EST-CE UNE MALADIE GÉNÉTIQUE OU HÉRÉDITAIRE ?

Bien que ces maladies aient des présentations cliniques différentes, elles ont cependant des caractères communs.
On ne connaît pas actuellement la cause exacte de ces maladies car il s’agit, dans l’immense majorité des cas, de maladies liées à plusieurs facteurs (on parle de maladies multifactorielles), qui font intervenir l’influence de différents éléments : un terrain génétique particulier, des facteurs liés au sexe, probablement d’origine hormonale, des facteurs extérieurs, etc.

Les facteurs génétiques contribuent de façon essentielle à la survenue des maladies auto-immunes. Dans les familles de malades porteurs d’une de ces maladies, on trouve souvent des proches parents souffrant d’une maladie similaire et très fréquemment plusieurs membres de la famille portent dans le sang des auto-anticorps sans être malades. Parmi les facteurs parfaitement bien identifiés, on distingue les gènes du système HLA; le plus connu est le gène HLA B27 dans la spondylarthrite ankylosante. Mais d’autres gènes interviennent également, dont l’identification fait l’objet de recherches intensives, grâce notamment aux progrès des techniques de génétique qui permettent, dans le cadre de larges études de famille, la localisation et l’identification des gènes susceptibles de développer ces maladies. Il est important de préciser que, bien qu’il existe une influence génétique dans l’apparition des maladies auto-immunes, il ne s’agit pas de maladies héréditaires. Par exemple, une maman atteinte d’une polyarthrite rhumatoïde transmettra à son enfant le gène susceptible d’intervenir dans l’apparition de cette maladie, sans pour autant transmettre la maladie elle-même.
Autrement dit, les enfants de parents atteints de maladies auto-immunes ne seront pas systématiquement malades mais il y a pour eux un risque plus élevé de développer ce type de maladie.

L’environnement joue un rôle important. Par exemple, dans les cas de jumeaux identiques, si l’un d’entre eux fait un diabète auto-immun, l’autre ne deviendra diabétique que dans 50% des cas. Il y a donc un certain nombre de facteurs extérieurs qui favorisent le développement de la maladie chez un individu prédisposé : par exemple, l’exposition à certains microbes, à divers toxiques ou à des agents physiques tels que les rayons ultra violets, qui altèrent nos tissus en les rendant étrangers à nos lymphocytes.
Le rôle du stress ou d’un contexte psychologique n’a jamais été clairement mis en évidence dans le développement des maladies auto-immunes, ni pour l’animal ni pour l’homme.
COMMENT DIAGNOSTIQUER UNE MALADIE AUTO-IMMUNE ?

Outre la présentation clinique et le type d’organe atteint, le diagnostic des maladies auto-immunes peut reposer sur la présence d’auto-anticorps (les plus connus sont le facteur antinucléaire ou le facteur rhumatoïde). On les recherche par une simple prise de sang. Ils seront utiles pour aider au diagnostic ou pour suivre l’évolution d’une maladie auto-immune sous traitement.
Par contre ils ne suffisent pas pour diagnostiquer une maladie auto-immune donnée, du fait de leur présence dans d’autres circonstances : ils peuvent être présents dans la population normale chez des porteurs sains, apparaître avec l’âge (leur fréquence augmente après 65 ans), se voir dans les infections aiguës ou chroniques, être induits par des médicaments ou encore être associés à des affections cancéreuses.
COMMENT TRAITER UNE MALADIE AUTO-IMMUNE ?

Le traitement des maladies auto-immunes fait appel à différentes stratégies. On peut corriger les déficiences en remplaçant les hormones ou les substances que le corps cesse de produire (par exemple, l’insuline dans le diabète, les hormones thyroïdiennes dans les thyroïdites auto-immunes, etc.). On peut aussi tenter de diminuer l’activité du système immunitaire défaillant à l’aide de médicaments appelés immunodépresseurs.
Les traitements immunosuppresseurs non spécifiques les plus connus sont la corticothérapie et les antimitotiques : le méthotrexate (Ledertrexate®), l’azathioprine (Imuran®), le cyclophosphamide (Endoxan®), le leflunomide (Arava®), la cyclosporine (Neoral®) …
Il faut cependant veiller à ce que ces médicaments n’affaiblissent pas trop le système immunitaire afin qu’il puisse encore jouer son rôle pour défendre l’organisme. Ils doivent également être l’objet de surveillance régulière clinique et biologique, du fait des effets secondaires qu’ils peuvent entraîner (risque d’infection ou de toxicité dans le sang). D’autres médicaments font l’objet d’indications spécifiques ou de recherches expérimentales reposant sur des approches thérapeutiques différentes (blocage de cytokine ou de voies de communication entre les lymphocytes). Ils promettent des résultats intéressants pour traiter les maladies auto-immunes.

Docteur Valérie Badot,
Membre du Comité Scientifique.
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3 Responses to Comment diagnostiquer et traiter une maladie auto-immune ?

  1. abopoussy dit :

    Привет, я думала что это совсем не так происходит:)

    ——————————————-
    Мой блог: http://vyazanievorotnik.blog.ru/

  2. jean dit :

    grosse douleur au dessus des intestins rendu du repas dans les 5 minutes apres les avoir avaler sous deux forme vomissement,et importante diarée avec trace de sang dans le liquide de la sel ( sel etant tres liquide pour les vomissement y a les residu de repas en un 1 er temps puis une substance jaunatre

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