Le mécanisme de suicide des cellules défaillant dans le cas du cancer

Des chercheurs du Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ) ont découvert une explication potentielle au fait que les cellules tumorales, dont le patrimoine génétique présente des anomalies, ne subissent pas de mort programmée – ou apoptose. Les cellules des tumeurs détruisent en effet une protéine qui déclenche l’apoptose en cas de dégâts dans le génome. Un blocage de cette destruction pourrait rétablir le mécanisme de mort programmée et ainsi améliorer l’efficacité des radiothérapies et chimiothérapies.

En cas de dommages irréparables dans le génome, les cellules engagent normalement un processus de mort programmée. Chez les cellules tumorales, ce mécanisme échoue le plus souvent, provoquant la multiplication de cellules dégénérées, et le cas échéant, leur propagation dans le corps.

Les protéines qui déclenchent la mort cellulaire (ou apoptose) programmée doivent être soigneusement contrôlées. En effet une cellule ne déclenche sa propre mort que si son patrimoine génétique est tellement endommagé qu’il existe un danger de dégénérescence en cellule maligne qui par la suite peut devenir une tumeur. Dans le cas de dégâts mineurs dans l’ADN la cellule peut se corriger par des mécanismes spéciaux et elle n’a donc pas de raison de « se suicider » !

Parmi les protéines qui déclenchent l’apoptose, donc après des dégâts considérables dans l’ADN, on trouve la molécule HIPK2. Les scientifiques de l’équipe du Dr. Thomas Hofmann, affilés au centre de rechercher allemand contre le cancer (DKFZ), ont montré que même si cette molécule est continue d’être produite dans les cellules saines, elle y est immédiatement détruite. La responsable est ‘enzyme Siah-1, qui fixe une balise sur HIPK2 et la qualifie ainsi de « déchet ». Du coup, la cellule considère que la mort programmé peut l’être ‘accidentellement’ et le processus ne se déclenche pas.

JL
Source : unisciences.com
26/06/2008
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