TEXTOS (SMS) : ILS ENGENDRENT DES ONDES CÉRÉBRALES JAMAIS VUES !

août 31, 2016

Source : Science et vie

Photo : SXC.hu

Photo : SXC.hu

Par Roman Ikonicoff Le 06 juil 2016 à 17h36

Les mutants sont parmi nous ! Car voici une étude qui vient d’identifier des ondes cérébrales d’un nouveau type, jamais vues auparavant, chez 20% des usagers des textos (SMS) – nous tous (ou presque).

L’idée que la technologie numérique modifie profondément notre écosystème cognitif n’est donc plus une hypothèse. Et selon l’étude, cela concerne non seulement les jeunes qui sont nés le doigt sur l’écran (les « digital natives ») mais tout le monde, quel que soit l’âge et le genre.

Des ondes cérébrales nommées « rythme de textotage

Les chercheurs du Mayo Clinic College of Medicine et de l’université de Floride ont en effet découvert un nouveau mode dans la dynamique cérébrale qu’ils ont nommé « rythme de textotage » (texting rhythm).

En voici la définition technique, plutôt absconse : rythme thêta paroxystique généralisé monomorphique à prédominance frontocentrale à 5-6 Hz (et on en passe)…

Ce phénomène s’est manifesté chez 20% des volontaires

C’est en procédant à des mesures d’ondes cérébrales par électroencéphalographie (EEG) pendant une longue période (observations durant 16 mois) sur 129 personnes saines et atteintes de formes d’épilepsie que les auteurs de l’étude sont tombés sur ce phénomène : des trains d’onde électriques dont la forme ne coïncide avec aucune autre connue (figure ci-dessous).

Ils ont ainsi constaté que chez les volontaires sains, entre 16% et 20% présentaient ce rythme si particulier, de manière reproductible : il s’exprime durant l’écriture d’un texto sur smartphone ou tablette et peut durer entre 2 secondes et plus de 10 secondes.

Mais qu’est-ce donc que cela ?!

Inconnu dans les annales, ce rythme de textotage (RT) ne s’est également pas manifesté quand les volontaires ont été soumis à d’autres activités sollicitant l’attention, la concentration, le calcul ou le raisonnement mathématique, l’usage des doigts, le mouvement des yeux, la parole ou le langage.

De quels composants élémentaires ce nouveau geste cognitif est-il formé ? Quelles sont fonctions ou aires cérébrales sollicitées dans ce nouveau circuit d’activation ? Pourquoi cela ne s’est manifesté que sur 1/5e des volontaires ?

Quelques hypothèses…

Cette première étude ne permet pas de répondre clairement, notamment parce que la technique d’EEG (une vingtaines d’électrodes posées sur le crâne) n’a pas un grand pouvoir de résolution. Et l’utilisation de l’IRM fonctionnelle sur quelques volontaires n’a pas apporté d’informations supplémentaires.

Mais les chercheurs ont d’ores et déjà quelques hypothèses, qui serviront de base de travail pour des recherches ultérieures.

Un mélange de concentration et d’affectivité

Selon eux, ce nouveau circuit d’activation cérébrale « reflète la combinaison d’un haut niveau de concentration [peut-être lié à la taille réduite d’un écran de smartphone> associé à une influence affective accrue. »

Il est vrai que l’envoi d’un sms n’est jamais anodin en termes de relations humaines et demande une belle concentration motrice pour réussir à écrire sur un si petit et virtuel clavier…

NE PAS TEXTOTER EN CONDUISANT !

Dans tous les cas, les chercheurs en tirent déjà un enseignement : la mise en évidence de ce nouveau circuit, focalisant les ressources cérébrales, justifierait l’interdiction de l’usage des sms en voiture – activité qui requiert de garder la concentration sur l’environnement.

Il pourrait aussi expliquer pourquoi textoter en marchant n’est pas sans risque pour certains utilisateurs (comme moi) au vu du nombre de poteaux et autres obstacles qui se dressent sur notre chemin urbain.

–Román Ikonicoff

Source :


Perception, conscience et intelligence existent avant la naissance !

octobre 20, 2013
Foetus de neuf semaines Source : Larousse

Foetus de neuf semaines
Source : Larousse

Le 19 avril dernier, une équipe de recherche franco-danoise, dirigée par Sid Kouider, du Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique (ENS Paris, CNRS) publiait dans la prestigieuse revue « Science », un article qui a eu un grand retentissement au sein de la communauté scientifique internationale.

Cette étude, intitulée « Découverte d’un marqueur neuronal de la perception consciente chez le nouveau-né » (LSCP), a, pour la première fois, établi de manière rigoureuse l’existence chez le nourrisson d’une réponse cérébrale à des stimuli extérieurs, identique à celle des adultes.

Les chercheurs sont parvenus à cette surprenante conclusion en analysant l’activité cérébrale de bébés de 5 à 15 mois. Au cours de ces expérimentations, ils ont pu montrer que l’enchaînement des événements neurologiques entraînés par la vision, même très brève, d’un visage, s’effectue de manière identique chez ces nourrissons et chez les adultes.

Ces scientifiques savaient déjà que, chez l’adulte, ces marqueurs de la conscience montraient l’existence d’un mécanisme à double détente, aboutissant à la perception d’un évènement extérieur.  Dans un premier temps, la réponse du cerveau est non-consciente et se traduit par une activité cérébrale linéaire. Mais dans une deuxième phase, au bout d’environ 0,3 seconde, cette activité connaît une brusque rupture qui correspond, selon les scientifiques, à l’apparition de la conscience.

Pour connaître le niveau de perception et de conscience exacte de ces nourrissons, les chercheurs ont mesuré l’activité électrique du cerveau de 80 bébés, âgés de cinq à 15 mois, exposés à des visages qui leur étaient soumis plus ou moins brièvement.

Les résultats sont étonnants puisque l’étude précise que « Pour tous les groupes d’âge, il a été observé la même réponse tardive et non-linéaire que chez les adultes, confirmant la présence de cette signature neuronale de la conscience chez ces nourrissons ».

Ce mécanisme de la conscience perceptive chez les bébés fonctionne juste un peu plus lentement que chez les adultes, se déclenchant au bout d’une seconde, au lieu d’un tiers de seconde chez l’adulte. Mais il ne s’agit pas d’une différence de nature quant au mécanisme fondamental à l’œuvre dans le cerveau.

Sid Kouider, le jeune et brillant chercheur qui a dirigé ces travaux, précise que la conscience dont il est question dans ces expériences est une conscience perceptive, une conscience primaire. Il ne s’agit pas de la conscience réflexive qui apparaît plus tard et permet au sujet de se concevoir comme séparé du monde qui l’entoure.

Mais, comme le précise ce scientifique « Nous pouvons, à l’issue de ces expériences, affirmer que les bébés possèdent des mécanismes d’accès à la conscience».

Cette découverte fondamentale confirme et prolonge de récentes recherches qui démontrent les étonnantes capacités de raisonnement abstrait et probabiliste des nouveau-nés et même des prématurés.

Des chercheurs du CNRS dirigé par Vittorio Girotto ont par exemple montré (CNRS) dans une étude publiée en mai 2011 dans la revue « Science », que les bébés sont capables, à partir d’un an, alors qu’ils ne savent pas encore parler, d’utiliser une faculté cognitive que l’on croyait réservée à des enfants beaucoup plus âgés : la prévision rationnelle, dans un environnement complexe et inconnu, d’événements possibles, en s’appuyant sur un calcul de probabilités.

Pour parvenir à ce constat qui a beaucoup étonné la communauté scientifique, ces chercheurs ont montré de petits films à 60 bébés âgés d’environ un an.

Dans ces vidéos, les bébés pouvaient voir un ensemble d’objets ayant différentes formes et différentes couleurs rebondir dans un récipient transparent dont le fond pouvait s’ouvrir. Ce récipient était ensuite masqué. Quand le fond s’ouvrait, les bébés pouvaient voir l’un des objets en sortir.

Les chercheurs ont alors mesuré la durée de l’attention des enfants face aux différentes scènes, en supposant que ces bébés regarderaient plus longtemps un événement qu’ils considéraient comme inattendu et improbable.

Et c’est exactement ce qui s’est passé puisque les différences de niveau d’attention constatées montraient clairement que ces enfants faisaient des prédictions probabilistes correctes et étaient surpris lorsqu’ils voyaient sortir du récipient des objets qui ne correspondaient pas à leurs prévisions.

Ces travaux, comme ceux de Sid Kouider, ont fait l’effet d’une petite bombe dans le domaine des sciences cognitives car ils remettent en cause une partie du cadre théorique de référence concernant le développement cognitif de l’enfant, formulée par Jean Piaget, il y a plus d’un demi-siècle. Celui-ci, dans sa description des différentes phases de la construction cognitive chez l’enfant, considéraient en effet qu’une telle faculté n’était pas en place avant l’âge de sept ans.

En avril 2012, une autre découverte étonnante, réalisé par des chercheurs du CNRS, dirigés par Édouard Gentaz, est venue également bousculer la conception généralement admise des capacités cognitives chez les bébés. (NCBI).

Cette étude a en effet montré que les prématurés, dès la 31e semaine de grossesse, sont capables de reconnaître avec une main un objet déjà manipulé par l’autre main. Ces observations expérimentales montrent qu’une aire cérébrale impliquée dans le transfert d’informations, le corps calleux, est déjà opérationnelle chez ces enfants nés avant terme.

Il y a trois ans, la même équipe de recherche avait déjà montré pour la première fois que les prématurés étaient capables de mémoriser la forme des objets à partir de l’information tactile que ces bébés parvenaient à en extraire…

Il faut également évoquer une autre étude, publiée en février 2013 et réalisée par une équipe associant des chercheurs de l’Inserm, du CEA et du NeuroSpin. Ces recherches, dirigées par Fabrice Wallois et Ghislaine Dehaene-Lambertz, visaient à évaluer les capacités de discrimination auditive de nouveaux-nés prématurés, nés deux à trois mois avant le terme. (Voir « Capacités de discrimination syllabique chez les enfants prématurés » (INSERM)

Certaines études avaient déjà montré que les nouveaux-nés étaient capables, à la naissance, de distinguer des syllabes proches, de reconnaître la voix de leur mère et même de différencier diverses langues humaines. Mais le débat se poursuivait au sein de la communauté scientifique pour savoir si ces capacités chez les bébés résultaient de mécanismes innés d’aptitude au langage, ou étaient le résultat d’un apprentissage des spécificités de la voix maternelle au cours des dernières semaines de grossesse

Des expériences réalisées dans le cadre de cette étude ont montré que ces enfants prématurés possédaient déjà une capacité d’identification d’un changement de syllabe et de repérage d’un nouveau son, ce qui montre que les fœtus disposent bien, avant la naissance, de capacités intrinsèques d’acquisition du langage.

Pour parvenir à ces conclusions étonnantes, les chercheurs ont stimulé auditivement les nouveau-nés prématurés, en les exposant à deux sons de syllabes proches, prononcées, soit par un homme, soit par une femme. Les réactions cérébrales de ces enfants ont ensuite été analysées à l’aide d’un système d’imagerie optique utilisant la spectroscopie. C’est cette analyse qui a permis de montrer qu’en dépit d’un cerveau immature, les prématurés sont à la fois réceptifs aux changements de voix (homme ou femme) et aux changements de phonèmes.

Ces travaux ont également montré que les réseaux de neurones mobilisés par ces aptitudes chez le prématuré sont très proches de ceux à l’œuvre chez le sujet adulte.

Il semble donc, à la lumière de ces récentes expériences, qu’avant même qu’un apprentissage quelconque ait pu produire ses effets, le cerveau du fœtus est déjà équipé pour pouvoir « décoder » et traiter le type d’information correspondant à la parole humaine.

Ces travaux passionnants et ces avancées majeures dans la connaissance de la construction cognitive chez le jeune enfant tendent à confirmer la théorie d’une grammaire générative, innée et universelle formulée par le philosophe et linguiste américain Noam Chomsky, il y a plus de 50 ans.

Dans cette hypothèse, que Chomsky n’a cessé d’enrichir et de compléter au fil des décennies, la grammaire générative est conçue comme un système de règles grammaticales permettant de générer toutes les phrases de la langue.

Les travaux de Chomsky ont non seulement bouleversé la linguistique mais également l’ensemble des sciences cognitives et partent d’un constat empirique : comment se fait-il qu’un très jeune enfant puisse produire et comprendre instantanément de nouvelles phrases qui sont différentes de toutes celles qu’il a déjà entendues, à la fois en termes de prononciation et d’intonation et sur le plan de la structure et de l’organisation.

L’idée maîtresse de Chomsky est que cette remarquable capacité d’acquisition linguistique repose sur l’utilisation par l’enfant d’une « grammaire générative » innée et génétiquement programmée qui va permettre à l’enfant de développer très précocement et même in utero des capacités linguistiques inexplicables dans le seul cadre de l’apprentissage et de l’environnement.

Pour autant, cette approche « nativiste », qui semble confortée par les récentes découvertes des sciences cognitives, rend-elle caduque et inopérante l’approche constructiviste chère à Jean Piaget.

La réponse est non car un nombre croissant de chercheurs considèrent aujourd’hui que cette opposition scientifique, épistémologique et philosophique entre « constructivistes » et « nativistes » doit être dépassée.

Il n’est en effet pas contradictoire, ni incohérent d’admettre que le nouveau-né dispose déjà d’un extraordinaire outil d’analyse cognitive, sans doute génétiquement programmé, qui lui permet déjà de réaliser des opérations de calcul et d’évaluation abstraite et d’accéder très tôt au sens du langage  et qu’il va ensuite développer et modifier tout au long de sa vie, son propre système d’appréhension mental, cognitif et symbolique du monde, en fonction de son histoire affective, corporelle, sociale et culturelle singulière.

C’est bien pourquoi, en dépit de l’extraordinaire viatique cérébral et cognitif dont nous disposons, avant même notre naissance, nous ne cessons de commettre au cours de notre vie des erreurs de raisonnement, de prendre des décisions illogiques et de faire des choix non prévisibles.

En effet, comme l’avait bien vu Piaget et comme l’ont développé depuis de grands scientifiques comme Antonio Damasio, qui refusent une vision neurobiologique réductrice de l’homme, notre esprit s’inscrit dans un corps et son fonctionnement, même dans les domaines les plus abstraits et les plus logiques, n’est jamais séparable du monde infini de perception, d’émotions et de sensations qui nous entoure et des liens affectifs que nous ne cessons de tisser avec les autres.

Loin de nous réduire à des êtres qui seraient essentiellement déterminés par leurs gènes, ou au contraire de faire de l’homme, une entité désincarnée, dont la dimension biologique serait effacée, ces découvertes majeures et convergentes dans le domaine des sciences cognitives montrent que notre extraordinaire capacité à penser et à construire notre représentation du monde est inséparable de cette unité retrouvée entre corps et esprit et de cette spirale ascendante qui va de la vie à la conscience et par laquelle nous construisons notre irréductible liberté.

Source : René Trégouet 

 


Spaun, un cerveau artificiel pour mieux comprendre le cerveau humain

décembre 7, 2012

 

Spaun, un cerveau artificiel pour mieux comprendre le cerveau humain.

viaSpaun, un cerveau artificiel pour mieux comprendre le cerveau humain.


Questions à la une – Pour ou contre les vaccins – Serons-nous bientôt tous allergiques – RTBF

novembre 24, 2012

Ils sont censés nous protéger et pourtant, ils suscitent aujourd’hui la méfiance. Même s’ils ont contribué à diviser par 30 la mortalité due à certaines maladies infectieuses, les vaccins sont considérés avec le plus grand scepticisme. Scandale du vaccin contre l’hépatite B, élaboration à la va-vite du vaccin contre la grippe A… autant de raisons qui incitent certains à remettre en cause la vaccination alors même que des maladies que l’on croyait disparues font leur réapparition. Que se passerait-il si l’on décidait de ne plus se vacciner ? Chaque individu peut-il ou doit-il avoir le choix ? Où s’arrête la liberté individuelle ? Où commence « le bien de tous » ?

 


Troubles neurologiques : les chercheurs lisent dans le cerveau d’un patient

novembre 14, 2012

Photo : SXC.hu

Les neurobiologistes de l’Université de l’Ouest de l’Ontario affirment pouvoir discerner les signaux du cerveau d’un patient se trouvant depuis 10 ans dans un état végétatif.

Ils ont suivi attentivement le comportement des vaisseaux sanguins du cerveau de Scott Routley, Canadien âgé de 39 ans. Après avoir étudié les réactions de certaines zones du cerveau de personnes saines aux questions, les neurobiologistes ont posé les mêmes questions au patient en observant l’état de ses vaisseaux.

Les résultats ont dépassé toutes les attentes: les spécialistes ont perçu nettement des « oui » et des « non ». Ainsi le Canadien, qui avait été gravement blessé à la tête dans un accident de la route, a communiqué qu’il ne ressentait pas la douleur.

Les neurobiologistes sont convaincus que leur méthode permettra de « communiquer » avec d’autres malades présentant les mêmes troubles. T

Source : La Voix de la Russie

Voir aussi Chez Sylv1  un homme dans un état végétatif réussit a parler a ses médecins 


Pourquoi le temps semble parfois passer plus rapidement

novembre 7, 2012

Photo par Maxisciences

Selon une nouvelle étude menée par des scientifiques du Minnesota, la perception du temps par notre cerveau n’est pas lié à une « horloge interne », mais à une multitude de mécanismes indépendants les uns des autres, synchronisés différemment pour chaque activité spécifique.

Par sa complexité, la notion de perception du temps dépasse parfois notre entendement. Pour compliquer encore la chose, une équipe de chercheurs du Minnesota a récemment publié une étude réfutant le concept pourtant bien intuitif de « l’horloge interne ». Cette croyance, consiste à imaginer notre cerveau comme une véritable pendule, capable de pressentir l’heure qu’il est avec une fiabilité plus ou moins grande, sans avoir à regarder sa montre ou la position du soleil dans le ciel. Mais en réalité, selon la nouvelle étude, la manière dont nous percevons le temps dérive d’un mécanisme complètement différent.

« Les gens pensent que lorsque nous avons besoin de connaître l’heure, nous nous fions à un circuit dans le cerveau qui fonctionne comme une horloge », explique à LiveScience Geoffrey Ghose, neuroscientifique et co-auteur de l’étude. « Ce que notre étude indique, c’est que c’est très différent, en réalité. Pour chaque petite tâche ou petite action ou décision que vous prenez, vous pourriez potentiellement développer des représentations de timing différentes ». Pour en arriver à une telle conclusion, les scientifiques ont dressé deux singes rhésus à effectuer des tâches qui les obligent à déplacer leurs yeux, tels un métronome, d’un point à un autre dans un intervalle d’environ seconde.

Puis les chercheurs ont étudié à l’aide d’électrodes l’activité neuronale du cortex des deux singes lors de cet exercice. La zone d’étude était alors centrée sur cent neurones de l’aire intrapariétale latérale (LIP), une région du cerveau associé aux mouvements oculaires. Les résultats, parus récemment dans la revue PLoS One, indiquent une hausse de l’activité de ces neurones jusqu’à une apogée lorsque les yeux se déplacent d’un point A vers un point B. Le signal redescend ensuite progressivement lorsque les yeux retournent du point B vers le point A.

Par ailleurs, cette diminution de l’activité est plus rapide si le singe « sous-estime » la seconde (le mouvement s’effectue jusqu’à 0,0973 seconde) et plus lente s’il la « surestime » (avec un intervalle allant jusqu’à 1,003 seconde).

Manipuler la perception du temps ?

Selon les chercheurs, le cerveau développerait en fait une perception interne du temps pour chaque tâche effectuée. Concrètement, il n’existerait donc pas une seule et unique « horloge interne » mais plutôt une multitude de systèmes de mesure du temps, décentralisés, avec des circuits différents ayant leurs propres mécanismes de synchronisation pour chaque activité spécifique. Cette découverte pourrait ainsi aider dans le futur à expliquer pourquoi certaines maladies du cerveau affectent notre perception du temps, et même évoquer la possibilité de manipuler artificiellement la perception du temps.

« Probablement, avec de la pratique, et si c’est important, n’importe qui peut développer un sens du temps réellement bon » explique Geoffrey Ghose qui conclut : « Les gens qui n’ont pas une bonne notion du temps sont ceux qui ont décidé que ce n’était pas assez important, ou que la récompense qui y était associée n’était pas suffisante« .

Source :  maxisciences.com


Et si la physique quantique expliquait les expériences de mort imminente ?

novembre 6, 2012

Les expériences de mort imminente surviendraient lorsque l’âme s’échapperait du système nerveux pour entrer dans l’univers selon des experts en physique quantique. Crédit Reuters

 

Des scientifiques estiment que les expériences de mort imminente surviennent lorsque l’âme, formée par des substances quantiques, s’échappe du système nerveux pour entrer dans l’univers.

Les expériences de mort imminente passionnent les scientifiques comme le reste de la population. Il y a encore trois semaines, l’histoire d’Eben Alexander, ce grand neurochirurgien qui racontait son expérience de vie après la mort dans le livre Proof of Heaven (« Preuve du paradis ») faisait la Une de nombreux journaux. Mais une question demeure : comment et quand est-ce qu’arrive ces expériences de mort imminente ? Selon deux scientifiques éminents, le Dr Stuart Hameroff et le physicien Roger Penrose, une expérience de mort imminente arrive lorsque les substances quantiques qui forment l’âme quittent le système nerveux pour se rendre dans l’univers. Cette théorie se rapproche donc de l’hypothèse de l’esprit quantique, qui suggère notamment que des phénomènes quantiques, comme l’intrication et la superposition d’états, sont impliquées dans le fonctionnement du cerveau, et surtout dans l’émergence de la conscience. L’essence de nos âmes seraient donc contenus dans une structure appelée microtubules.

Selon les deux experts, la conscience serait donc une sorte de programme pour un ordinateur quantique contenu dans le cerveau et qui persisterait dans l’univers après la mort d’une personne, expliquant donc les perceptions, les impressions des hommes et femmes qui vivent des expériences de mort imminente. Les âmes des êtres humains seraient plus que la simple interaction des neurones dans le cerveau : elles seraient issus de la fabrication même de l’univers et existeraient depuis le commencement des temps.

Stuart Hameroff expliquait ainsi dans un documentaire : « Disons que le cœur cesse de battre, le sang s’arrête de circuler, les microtubules perdent leur état quantique. L’information quantique dans les microtubules n’est toutefois pas détruite, elle ne peut pas être détruite, elle est juste redistribuée et se dissipe dans l’univers. Si le patient est ‘ressuscité’, qu’il revient à la vie, l’information quantique peut revenir dans les microtubules et le patient d’expliquer qu’il a eu une expérience de mort imminente. Mais si le patient n’est pas réanimé et meurt, il se peut alors que l’information quantique s’échappe du corps, peut-être indéfiniment, en tant qu’âme.

Si de nombreux scientifiques critiquent cette théorie, le Dr Hameroff estime que les recherches menées en physique quantique, qui montrent notamment que les effets quantiques jouent un rôle dans de nombreux processus biologiques comme l’odorat, la navigation des oiseaux ou la photosynthèse, commencent à valider sa théorie.

Lu sur The Daily Mail

Sourcehttp://www.atlantico.fr